Fake Injectors : l’esthétique clandestine qui menace des millions de Français

Reportage publié sur la chaîne Youtube Anti-Age TV

Vingt ans après les premiers signaux d’alerte, les injections esthétiques pratiquées illégalement ne peuvent plus être considérées comme un phénomène isolé. Il s’agit désormais d’un véritable marché clandestin, structuré et coordonné via les réseaux sociaux, qui met quotidiennement en danger des milliers de patients — infections sévères, nécroses, complications durables et séquelles irréversibles à la clé.

Un rendez-vous fixé sur Instagram.
Un règlement effectué via PayPal.
Une personne inconnue qui pratique l’injection dans un appartement privé.
Aucun cabinet médical. Aucun dossier patient. Aucun produit identifiable ou traçable.

Et lorsque la situation dégénère — plus aucun interlocuteur.


DES DONNÉES QUI APPELLENT À AGIR

  • 40 % des Français ont déjà eu recours ou songent à recourir à un acte de médecine esthétique
  • 52 % des femmes âgées de 18 à 35 ans sont concernées
  • Selon des experts, un patient sur deux serait pris en charge par un faux injecteur
  • 96 % des Français souhaitent un encadrement des contenus promotionnels
  • 61 % demandent un durcissement du cadre réglementaire

Source : Étude Norstat pour L’Hémicycle, présentée lors de l’IMCAS à Paris en janvier 2026


UN DÉBAT QUI ENTRE DANS LA SPHÈRE POLITIQUE

Le 12 février 2026, un colloque tenu à l’Assemblée nationale et organisé par L’Hémicycle, sous le patronage du député Thomas Lam, a rassemblé pour la première fois l’ensemble des parties prenantes du secteur.

Conseil National de l’Ordre des Médecins, organisations syndicales, chirurgiens plasticiens, dermatologues, médecins esthétiques, industriels et parlementaires — tous partagent le même constat et la même urgence : la médecine esthétique constitue un véritable enjeu de santé publique qui nécessite une réponse législative rapide.

La députée Sandrine Lalanne s’est vu confier le suivi du dossier au Parlement.


INTERVENANTS

  • Laurent Lesage — Grand reporter, réalisateur de l’enquête
  • Catherine Plagellat — Déléguée générale, Cercle des Bonnes Pratiques en Médecine Esthétique
  • Dr Michel Ruif — Membre de la SOFCEP
  • Sandrine Lalanne — Députée, responsable du dossier médecine esthétique
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